Quiberon
– Horta – Quiberon
3
000 km
dans les airs…1200 miles sur la mer
Eté
2005,
Bernard s'apprête à quitter Quiberon dans le
Morbihan pour
un périple
de près de trois semaines. Sa destination est la ville de
Horta
aux Açores. Il
y rejoint son gendre, Renaud, qui l’attend au port sur son
cotre
aurique de 11
mètres. Ensemble, ils feront le voyage Horta / Quiberon sur
le
P’tit Morgat
soit 1200 miles en atlantique nord en coupant une voie maritime
très
fréquentée : le rail Afrique-Europe.
Le 21
juillet, notre
voyageur prend un premier avion
à l’aéroport de Lorient
Lan-Bihoué, il
atterrit à Paris Orly une heure trente plus tard. Au terme
d’une
longue attente
dans les couloirs de l’aérogare,
encombré d’un
démarreur de bateau que lui a
commandé Renaud, il embarque enfin pour Lisbonne. Son
arrivée dans la capitale
portugaise n’est pas la fin de son périple
aérien :
il enchaîne rapidement
sur un troisième et dernier vol….toujours
accompagné de
son démarreur !
1300
km plus loin : Horta, sur l’île de Fayal
aux
Açores. Dépaysement garanti : colline
verdoyante,
falaises volcaniques,
nombreux édifices religieux, bâtiments publics
monumentaux
datant de la
dictature, fortifications du 16ème
siècle,
rues bordées de petites
maisons aux couleurs vives, dessins sur le béton des quais
du
port…et le Café
Sports : chez Peter ! Six jours pour visiter
l’île et
savourer la
stabilité de la terre ferme !
Le
26 juillet, les cartes météo sont optimales.
L’équipage
composé de Renaud, capitaine, de Bernard,
équipier, et de
Preta, chienne
recueillie au Brésil, passe à la capitainerie
pour les
formalités de départ
puis le P’tit Morgat largue les amarres.
Commence
alors un longue route d’abord au moteur
(l’encombrant démarreur a trouvé son
utilité…)
puis à la voile. La navigation
se fait « à
l’ancienne » car
l’équipement en matériel
électronique à
bord est sommaire : il se réduit à un
navigateur
GPS….L’occasion pour
Bernard de réviser et d’approfondir ses
connaissances en
matière de navigation.
Après la vision onirique de blocs volcaniques et des
dauphins,
apparaissent
bientôt les portes-conteneurs, les cargos…
La
météo se gâte, la mer passe de
« très
agitée » à
« forte »….La
vie à bord est rythmée par les quarts,
les contrôles des caps et les activités basiques
de tout
être humain :
manger, dormir, se laver… Pour Bernard, qui est peu
habitué de
la navigation à la voile dans un couloir
à cargos, la tâche se
complique. Il assure normalement ses quarts mais l’estomac
vide. Il ne
peut
plus rien avaler….il arrête même de
fumer….
Heureusement,
après un creux, il y a toujours une crête.
Le 14
août, un
éclat blanc toutes les 5 secondes à
34 mètres au dessus de la
mer : le phare de la pointe des Poulains à
Belle-Ile !
Au
petit matin, le P’tit Morgat est amarré
à Port Maria.
Tout est calme, Quiberon dort.
L’équipage
met
pied à terre après 1200 miles sur la mer.
Informations techniques :
le P’tit Morgat est un Ptit
Hom, un cotre aurique de 11 mètres en CP/époxy
Architecte :
Jean-Pierre Tutard